Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de sept ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de sept ans…
Merci aux Éditions 12-21.
Oh bon sang, je suis à la fois ravie et frustrée ! Ravie car ce texte est clairement à la hauteur du premier tome, mais frustrée car il se lit bien trop vite, et il n’y aura pas d’autre suite ! Comme c’est dur, la vie de lecteur addict…
Les événements prennent place vingt ans après Derrière la haine, et ça se sent. Laetitia et Sylvain ne sont plus le couple uni qu’ils étaient, Milo est très réservé quant à ses parents adoptifs et crée une barrière inconsciente entre lui et eux, et surtout la vie du couple est bouleversée par l’arrivée d’une nouvelle venue dans leur ancienne maison. Cela va raviver de nombreux souvenirs, pour notre plus grand plaisir.
Car, franchement, si je lis ce livre, c’est pour voir Laetitia dans de mauvais draps, que l’on découvre enfin ce qu’elle a fait. Et donc, plus j’avançais dans ma lecture, plus je pensais que cette nouvelle voisine était la clef de la déchéance de Laetitia. Mais c’était sans compter sur le sadisme de Barbara Abel, qui a créé quelques rebondissements auxquels je ne m’attendais pas.
Du coup, je frissonnais vraiment, car j’avais peur que tout n’aille pas là où je le voulais, je voulais vraiment que ce livre soit une magnifique conclusion à la saga. Mais non. Car pour rester dans le ton du premier livre, il fallait que l’autrice crée ici aussi une « non-fin ». Il fallait que le niveau de frustration dans ce second tome soit au même niveau, sinon pire, que dans le premier.
Eh ben, vous savez quoi ? C’est réussi. Car là j’ai encore tellement de questions en suspens… Alors, je fais quoi, moi, maintenant ? Je m’invente une suite et fin dans ma tête ?…